Plus de 2 semaines d’arrêt de travail pour les salariés français

Plus de 2 semaines d’arrêt de travail pour les salariés français

16.6 jours. C’est la moyenne des absences des salariés français du secteur privé en 2015, selon une étude du cabinet Ayming publiée hier. Un chiffre qui reste stable.

Selon une étude réalisée auprès de 26.230 entreprises en 2015, les salariés français ont été absents en moyenne 16,6 jours par an, soit un taux de 4,55%. Si l’on ne prend en compte que les entreprises de plus de 100 salariés, ce taux atteint les 4,76 % contre 4,59 % en 2014.

Le BTP, bon élève. Les services dans le rouge

L'absentéisme (maladie, accident du travail, maladie professionnelle, etc. ) est très variable selon les secteurs. Le BTP tire son épingle du jeu, avec un taux d'absentéisme de seulement 3,90%, tandis que le secteur des services affiche un taux très élevé de 5,65%.

Si la taille des entreprises n'a que très peu d'influence sur l’absentéisme, la répartition régionales est hétérogène. Les salariés sont davantage en arrêt dans le Sud-Est (6,01 % en Corse, 5,01 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur) qu’en région Centre-Val-de-Loire (3,86 %).

 Les femmes et les seniors parmi les plus absents

De manière logique, le taux d’absentéisme augmente avec l’âge du salarié. Il est de 11 jours par an chez les moins de 30 ans mais de plus de trois semaines chez les plus de 55 ans (23,9 jours). Même constat chez les femmes, davantage absentes que les hommes (18 jours contre 13,6). Plus exposées aux affections professionnelles comme les troubles musculo-squelettiques, elles doivent également faire face à "encore plus de charge familiale" souligne l’étude.

Autre motif d’absence : les "sources professionnelles" (55%) dont 45% sont liées à l’âge et/ou à la santé. Et par "source", les salariés entendent la charge de travail, la mauvaise ambiance, l’insatisfaction liée à la rémunération, une mauvaise organisation, etc.

60 milliards d’euros de coût mais des entreprises qui… jettent l’éponge

L'étude évalue le coût global de l'absentéisme au travail à 60 milliards d'euros. Mais en dépit de ce chiffre et d'une hausse de l'absentéisme observée au cours des cinq dernières années, 8 entreprises sur 10 déclarent ne prévoir aucun dispositif compensatoire ou palliatif en cas d'absence de leurs employés. Ni embauche de personnels en CDD ou en intérim, ni recours aux heures supplémentaires. L'association Référentiel de l'absentéisme, qui a conduit l’enquête, révèle que face à l’absentéisme, les dirigeants laissent le surcroît de travail "absorbé par les collaborateurs présents".

Que faire ? D’après les résultats de l’association, parmi les mesures mises en place pour lutter contre ce phénomène, les entreprises privilégient les contre-visites médicales (73%), bien plus que les entretiens de ré-accueil (38%), que la formation des managers (35%) ou que les plans de prévention (risques psycho-sociaux, troubles musculo-squelettiques). Des mesures qui, pourtant, donneraient de meilleurs résultats que les contre-visites médicales, estime-t-on au sein de Référentiel de l'absentéisme.

le 07/09/2016 par Rozenn Perrichot

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